Protection du vignoble, l’application des produits phytosanitaires |
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Produits agropharmaceutiques
Définition
Il existe plusieurs dénominations pour désigner un produit de protection des plantes : produit phytosanitaire pour les firmes qui le fabriquent et le vendent, produit phytopharmaceutique pour la réglementation européenne, produit agropharmaceutique pour les scientifiques et agronomes, pesticide (de l’anglais « pest » : pathogène) à usage agricole pour les environnementalistes. Toutes les dénominations se rapportent au même concept, mais elles peuvent tout aussi bien désigner la substance active et vendue à l’utilisateur. Une définition réglementaire de la terminologie est établie par la directive 91/414/CEE du conseil du 15 juillet 1991, relative à la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques.
Principaux risques pour l’homme et l’environnement.
Transfert vers les milieux
aquatiques
Le transfert de produits de protection dans l’eau peut contribuer à une teneur en pesticides supérieure aux normes de potabilités (0,1µg/l par produit individualisé et 0,5 µg/l au total). Pour les eaux de surface, ce type de pollution peut également modifier l’équilibre de la faune et de la flore aquatique.
Eaux superficielles : Parallèlement à la dérivation lors de la pulvérisation et aux pollutions ponctuelles, le transfert des produits de protection peut intervenir de manière diffuse par ruissellement ou érosion. Le ruissellement qui apparaît lorsque l’intensité de la pluie dépasse la capacité d’infiltration, dépend étroitement de la composition, de la structure et de la couverture du sol (enherbement, mulch….)
Eaux souterraines : Le risque de transfert est le plus fréquent lorsque des résidus sont susceptibles de migrer en dessous de la zone racinaire, dont le potentiel de dégradation et de rétention des produits est faible. Ce phénomène intervient principalement en période hivernale lorsque le niveau des précipitations dépasse la capacité de rétention du sol. Pour les sols particulièrement filtrants, ce mécanisme s’applique potentiellement toute l’année.
Effets biologiques
Microflore et faune du sol
Les produits appliqués peuvent, dans certaines conditions, diminuer la diversité spécifique et modifier la répartition des organismes vivants dans le sol. Une variation des cycles biologiques qui interviennent notamment dans la décomposition de la matière organique associée à la nutrition de la vigne peut parfois être observée. Les effets de ces produits sur les différents organismes s’expriment éventuellement par une modification des métabolismes, une perturbation de la reproduction, voire par une toxicité aiguë dans les cas les plus graves.
Faune sauvage
La faune terrestre (oiseaux et mammifères) peut-être exposée à une contamination directe par contact, au cours ou après la pulvérisation, ou indirecte par ingestion d’organes végétaux contenant les produits ou métabolites. Ce risque peut également concerner les insectes, abeilles et autres pollinisateurs. L’élimination d’une partie de la faune auxiliaire contribue éventuellement à une accentuation de la pression des parasites, à l’image de l’augmentation de la population d’acariens ravageurs liée à une diminution de celle des typhlodromes. |
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