Epuration des effluents vinicoles sur lit de roseaux |
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Principe :
Basé sur la dégradation biologique des polluants grâce à une biomasse aérobie se développant conjointement sur les matériaux filtrants que constitue le garnissage des lits ainsi que sur les différentes parties du système racinaire des roseaux (Phragmites australis) qui est constitué de rhizomes [tiges souterraines à partir des noeuds desquelles se développent de nouvelles pousses], racines et radicelles.
Ce procédé reproduit les processus épuratoires rencontrés dans les sols sur lesquels seraient épandus des effluents biodégradables. Dans un bassin étanche mais drainé, dès lors qu'il s'agit d'un filtre vertical, des roseaux sont plantés sur un massif filtrant constitué de plusieurs couches de matériaux drainant (graviers lavés) de granulométrie croissante de la surface vers le fond. Au cours de leur percolation sur ces matériaux et racines des roseaux, abondamment colonisés par des bactéries et organismes associés (protozoaires, vers de terre, …), la matière organique des effluents déversés à la surface est progressivement dégradée.
Afin que l'oxygène puisse pénétrer dans les interstices du milieu granulaire et éviter un engorgement biologique par développement d'une biomasse excédentaire, les filtres sont successivement alimentés puis mis au repos.
Le roseau (Phragmites australis) est un des végétaux aquatiques les plus répandus, dans des milieux très divers, à la surface du globe. Il est doté d’un système racinaire très puissant en expansion constante même en hiver.
Aujourd'hui, en plein développement pour le traitement des eaux usées domestiques qui n'ont pas à subir de décantation préalable, les mécanismes en jeu dans les filtres plantés ne sont pas tous connus et encore moins quantifiés. On pense néanmoins que le traitement est le résultat de plusieurs mécanismes qui y coexistent simultanément parmi lesquels les principaux sont les suivants :
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