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Lutte contre l'érosion des sols viticoles

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La stratégie actuelle est double puisqu’il s’agit :

 

·         D’une part de mettre en œuvre individuellement des pratiques permettant de favoriser au maximum l’infiltration de l’eau dans les parcelles, puis de retarder et de limiter les écoulements ;

·         D’autre part, pour préserver ces aménagements et/ou  quand ceux-ci se révèlent insuffisants, de réduire la circulation de l’eau en cascade d’une parcelle à l’autre de l’amont vers l’aval du vignoble puis de canaliser, stocker et épurer les eaux. Pour cela des aménagements hydrauliques collectifs au niveau du bassin versant sont nécessaires.

Première étape : les aménagements parcellaires

 

Avant plantation

 

Certaines pratiques ou interventions peuvent, dés la mise en place du vignoble, être décisives pour réduire ultérieurement les problèmes d’érosion.

 

Correction du taux de matière organique dans les sols.

Les matières organiques contribuent d’une manière globale à la capacité de rétention des sols en augmentant leur porosité totale et en diminuant, leur densité apparente. En conséquence, la réserve en éléments nutritifs sera supérieure ainsi que la capacité de rétention en eau et la stabilité structurale. Ces deux derniers sont primordiaux pour la lutte contre les phénomènes de ruissellement et d’érosion.

Dans la pratique, un apport d’amendement (tourbe ou fumier) bien fait permet de corriger efficacement le taux de matière organique du sol en cas de déficit constaté par l’analyse de sol. Attention toutefois à ne pas trop l’enfouir pour éviter les problèmes d’asphyxie racinaire.

 

Optimisation de la capacité de drainage

 

Un sous-solage et une décompaction efficace du sol avant plantation peuvent, améliorer sensiblement, la capacité hydrique du sol, donc améliorer les possibilités d’infiltration. Dans les secteurs présentant, des sources ou des phénomènes de résurgences, des travaux sont nécessaires pour capter et canaliser ces eaux vers un exutoire.

 

Pour ces deux premiers points, la réalisation d’analyse de sol selon la filière VITISOL apporte des indications précieuses.

 

Limitation de longueur  des rangs

 

Limiter la longueur des rangs de vigne permet réduire la quantité et la vitesse de l’eau ruisselée. Ceci contribue à diminuer son énergie et, par conséquent, sa capacité à entraîner les particules de sol. La clé d’entrée de cette réflexion repose sur l’intensité de la pente et la nature de sol. Logiquement, plus la pente sera importante et plus le sol sera riche en argile (le rendant imperméable)  et en éléments fins (facilement entraînables), plus le longueur des rangs devra être faible.

 

Une solution consiste, lorsque c’est possible, à mettre en place au niveau de la coupure un système enherbé en contrepente. Ce dispositif permet :

  • D’intercepter les eaux de ruissellement en milieu de parcelle et les acheminer latéralement vers un réseau d’écoulement ;
  • De retenir une partie des sédiments entraînés par l’érosion.
Il est important de réfléchir aux coupures de rang avant la plantation de la parcelle. Même s’il reste envisageable  et possible après plantation d’arracher un intermédiaire pour aménager un chevet et installer une bande enherbée, la manœuvre sera toujours plus délicate et contraignante.

 

Après la plantation : des techniques culturales appropriées

  • Mulch d’écorces
  • Enherbement des fourrières et des vignes.

Deuxième étape : les aménagements hydrauliques

 

Les ouvrages : les ouvrages linéaires (les canalisations, les chemins bétons, les fossés).

Les bassins (les bassins de décantation, les bassins d’infiltration).

 

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Par Michel VERON - Collectif Photo-Reims
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