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Impacts sur l’environnement des effluents viticoles

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Une mauvaise gestion des effluents phytosanitaires peut contaminer de manière important les eaux souterraines et superficielles.   On estime que la vidange volontaire d’un fond de cuve dans le réseau équivaut, en terme de pollution, à l’entraînement par ruissellement des produits phytosanitaires sur une dizaine d’hectares.  

Réduction à la source  

La réduction à la source des volumes et des concentrations constitue la priorité à mettre en œuvre. A fin de limiter la charge polluante des effluents, il faut impérativement :  

  • Adapter l’équipement du pulvérisateur pour minimiser le fond de cuve et réduire les volumes morts ;
  • Ajuster le volume de la dernière bouillie à la surface exacte restant à traiter ;
  • Pulvériser le reliquat jusqu’au désamorçage de la pompe du pulvérisateur ;
  • Pratiquer le double rinçage à la parcelle en fin de traitement : cette pratique consiste à diluer le fond de bouille  restant au cinquième (un litrede bouillie pour quatre litres d’eau) puis à pulvériser le reliquat sur la parcelle traitée. Cette procédure appliquée deux fois nécessite au maximum 15 minutes à la fin du chantier d’épandage. Elle est de plus garante d’un bon entretien du matériel (moins de colmatage des buses). Mise en œuvre systématiquement, elle permet un abattement très significatif de la charge polluante.

Lors de l’utilisation d’une aire de collecte des eaux de lavage, il est impératif d’optimiser la gestion de l’eau :  

  • En limitant les volumes d’eau de rinçage utilisés sur l’aire grâce à des systèmes de surpression ou des dispositifs d’arrêt automatique ;
  • En séparant les effluents de pulvérisation des eaux de pluie.

 

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Par Michel VERON - Collectif Photo-Reims
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