Impact des effluents vinicoles
sur l’environnement
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Le rejet dans le milieu naturel d’effluents vinicoles, non traités, peut être source de nuisances esthétiques et olfactives. La stagnation des effluents dans les fossés provoquant le développement de mauvaises odeurs et l’écoulement en surface des jus d’aignes sont des exemples de pratiques nuisibles à l’image de marque des établissements vinicoles.
Au-delà de ces simples nuisances, le rejet des effluents vinicoles peut être également à l’origine de la pollution du milieu aquatique. Les effluents vinicoles peuvent avoir un impact non négligeable sur le milieu naturel ou sur le fonctionnement d’une station d’épuration du fait de leur forte charge en matières organiques (10 plus charges que les effluents domestiques) et leur caractère très saisonnier.
Sur le milieu naturel
Les effluents de cave rejetés directement dans une rivière, un lac ou un étang favorisent le développement de micro-organismes, déjà présent dans le milieu, la matière organique contenue dans les effluents leur servant de substrat. Ces micro-organismes puisent l’oxygène dissous de l’eau au détriment de la faune et de la flore du milieu récepteur.
Par ailleurs, les éléments nutritifs contenus dans l’effluent, bien qu’en faible quantité, favorisent le développement des certains végétaux et algues. Leur présence, ainsi que celle des matières en suspension limitent le passage de la lumière solaire, donc la photosynthèse source d’oxygénation pour la faune et flore naturelle. La dégradation ultérieure de ces algues et végétaux conduit à nouveau au développement de micro-organismes avides d’oxygène. Tous ces phénomènes conduisent à une asphyxie du milieu qui va être responsable d’une mortalité piscicole plus ou moins important selon le milieu récepteur et l’importance des rejets. |
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