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Les déchets générés par une exploitation viticole

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Activité viticole Déchets générés Classification du déchet Elimination Valorisation Point réglementaire Impact environnemental
Application phytosanitaire pour la défense de la vigne Emballages vides de produits phytosanitaires (EVPP) DIS

Les solutions :

  • Les éliminer par la filière ADIVALOR (prestation gratuite)
  • Faire appel à un collecteur (prestation payante)
  • Conseils pratiques : Précautions d'usage pour éliminer vos EVPP:
    • ne pas mélanger, dans un même sac, les différents types de EVPP;     
    • vider,rincer, égoutter les petits EVPP (emballages plastiques rigides jusqu'à 25 litres) et mettre les bouchons dans un sac à part;
    • vider le gros EVPP (emballages de plus de 25 litres), laisser les bouchons;   
    • vider, plier et conditionner les EVPP souples (emballages en contact direct avec le produit) en sacs transparents.

Plus d'information sur le "Guide Pratique du Vigneron Champenois".

La plupart de matière plastique ont un fort pouvoir calorifique qui justifient leur valorisation énergétique. Ainsi, les EVPP sont incinérés dans des installations qui récupèrent l'énergie et qui sont aptes à capter les éléments polluants émis lors de leur combustion. Les déchets dangereux doivent être séparés des autres catégories de déchets, regroupés et traités par des sociétés spécialisées agréées par l'Etat. Abandon, brûlage à l'air libre ou élimination via le circuit des déchets ménagers sont interdits. Classification : rubrique 15-01-10 (décret n°2002-540 du 18 avril 2002)  
Produits Phytosanitaires Non Utilisables (PPNU) DIS

Les solutions :

  • Les éliminer par la filière ADIVALOR (prestation gratuite)
  • Faire appel à un collecteur (prestation payante)
  • Conseils pratiques :
    • faire régulièrement l'inventaire de son stock;
    • Identifier et séparer les produits non utilisables;
    • Les conserver dans leur emballage d'origine et placer les emballages éventuellement détériorés dans des sacs étanches en prenant soin de se protéger lors de manipulations;
    • Les stocker dans le même local que les produits neufs, à part, avec la mention "PPNU-à détruire";
La plupart des PPNU font l'objet d'une valorisation énergétique. Une fois collectés, les produits sont repris par une entreprise de transport spécialisée qui les livre à un centre de traitement autorisé pour l'élimination des déchets dangereux. Ils sont généralement incinérés à 100°C. L'énergie produite par leur combustion étant utilisée pour générer l'électricité; Les fumées résultant de cette incinération sont traitées afin de limiter leur nocivité dans l'atmosphère. Les cendres, déchets ultime de la combustion, sont livrées en décharge spécialisée. Les PPNU sont des déchets dangereux. A ce titre, ils doivent être stockés dans les mêmes conditions de sécurité que les produits neufs, collectés par des organismes spécialisés et traités dans  des installations agréées. Abandon, brûlage à l'air libre ou élimination via le circuit des déchets ménagers sont interdits. Classification: rubrique 07-04 (décret n°2002-540 du 18 avril 2002).  
Fertilisation Sacs d'engrais et d'amendements DIS et DIB

Les solutions :    

  • Negocier leur reprise par votre fournisseur.        
  • Les déposer en déchetterie si elle les accepte.    
  • Faire appel à un collecteur (prestation payante).  
  • Conseils pratiques :     
    • vider entièrement les sacs d'engrais de tout produit;   
    • séparer les sacs en polyéthylène (PE) des bigs bags en polypropylène (PP);   
    • isoler les sacs d'ammonitrates portant un pictogramme de danger qui sont des déchets dangereux;   
    • stocker les sacs dans un endroit abrité du soleil et de la pluie;      
    • faire appel à son distributeur pour savoir s'il accepte de récuperer les sacs d'engrais et sous  quelles conditions;  
    • rapporter les sacs aux lieux et dates indiqués par son distributeur.
Les sacs portant un pictogramme de danger sont des déchets dangereux et font alors l'objet d'une valorisation énergétique par incinération. Ils s'agit principalement des sacs d'ammonitrates. Les déchets dangereux doivent être séparés des autres catégories de déchets, regroupés et traités par des sociétés spécialisées agréées par l'Etat. Abandon, brûlage à l'air libre ou élimination via le circuit des déchets ménagers sont interdits.  Classification : rubrique 15-01-02 pour les sacs considérés comme déchets non dangereux et 15-01-10 pour les sacs considérés comme des déchets dangereux (décret n°2002-540 du 18 avril 2002)  
Palissage Métaux DIS

Les solutions :         

  • Les déposer en déchetterie si elle les accepte.          
  • Les remettre à  un ferrailleur. Le prix de rachat des ferrailles est fixé mensuellement. Selon la qualité et la tendance du marché, la fourchette de prix peut varier fortement.    
  • Conseils pratiques :
    • Séparer les métaux ferreux des non-ferreux, souvent repris à un bon prix.      
    • Les stocker dans un lieu abrité et discret pour ne pas nuire aux paysages et éviter les accidents (les dépôts sauvages sont interdits).
Les métaux ferreux collectés sont  séparés, broyés et déchiquetés puis envoyés en fonderie ou en aciérie pour être valorisés. Le recyclage des métaux ferreux peut se faire indéfiniment car leurs propriétés ne s'altèrent pas lors des refontes successives. La valorisation d'une tonne d'acier usagé permet d'économiser 1,5 tonnes de minerai de fer et 0,5 tonnes de fuel.   Les métaux non ferreux sont valorisés par les producteurs de métaux (raffineurs et affineurs) et les transformateurs (fondeurs et industriels chimiques).    
L’ébourgeonnement Déchets verts et sous-produits de la vigne Déchets agricoles Les solutions :
Pour les déchets verts :
• Les déposer en déchetterie si elle les accepte
• Les faire enlever par un collecteur pour compostage (prestation payante)
Pour les sous-produits d’exploitation de la vigne :
• Les utiliser comme bois de chauffage
• Les brûler dans les vignes, en respectant les précautions d’usage. Le compostage sera envisageable à l’avenir à la seule condition que les études démontrent l’élimination de tout risque de propagation des maladies du bois.

Plus d'information sur le "Guide Pratique du Vigneron Champenois".
Aujourd’hui, le compostage et, malgré la réglementation, la mise en centre de stockage (classe II) sont les filières d’élimination les plus utilisées pour les déchets verts.
Le compostage c’est un procédé simple compte tenu de la teneur en matière organique, en eau, du caractère fermentescibles et de la faible toxicité des déchets verts.
Le compost obtenu peut être utilisé comme amendement organique valorisé dans les espaces verts, en agriculture ou par les particuliers. Il relève de la norme NFU 44-051 (amendement organique).
La circulaire Voynet du 28 avril 1998 pousse les déchets verts vers des filières biologiques, afin d’éviter la mise en centre de stockage des déchets non ultimes et de réduire les flux orientés vers la filière incinération.
Le Code Forestier (article R.322-1) réglemente le brûlage des déchets agricoles. Il défend à toute personne, autre que les propriétaires ou les ayant droits, de porter ou d’allumer un feu dans l’intérieur ou à une distance de moins de 200 mètres  des bois, forêts, plantations et reboisements. Un arrêté préfectoral en date  du 10 juillet 1998 va dans le même sens. Cependant une tolérance existe vis-à-vis  du brûlage des sarments. En effet, la Direction Départementale de l’Agriculture considère que  les foyers générés ne sont pas assez importants pour être soumis à la réglementation. De plus, le brûlage des ceps et charpentes est considéré comme une technique simple et efficace pour se prémunir des maladies du bois.
 
Entretien de moteurs Filtres à air, à gazole, à huile de moteurs et à huiles de circuits hydrauliques, cartouches de graisse, flexibles hydrauliques, liquides de frein et plaquettes de frein. DIS

Les solutions :   

  • Négocier leur reprise par votre garage ou concessionnaire.                           
  • Faire appel à un collecteur (prestation payante).
Il existe de filières de retraitement agréées pour la valorisation de chaque composant. Ainsi, les trois composants des filtres à huile sont séparés et valorisés : l'huile est régénérée ou valorisée énergétiquement, la partie métallique est fondue pour être réutilisée, la partie filtrante en plastique ou papier est utilisée en tant que combustible de substitution en cimenterie. Les cartouches des graisse et flexibles hydrauliques sont incinérés avec récupération d'énergie. Les déchets dangereux doivent être séparés des autres catégories de déchets, regroupés et traités par des sociétés spécialisées agréées par l'Etat.  Classification : rubrique 16-01 (décret n°2002-540 du 18 avril 2002)  
Batteries, piles et accumulateurs DIS

Les solutions :     

  • les déposer en déchetterie si elle les accepte.    
  • Les ramener à votre fournisseur.  
  • Faire appel à un collecteur (prestation payante).                               
  • Conseils pratiques :   
    • Ne pas mélanger les piles et accumulateurs avec d'autres déchets.        
    • Les stocker dans des conteneurs étanches à l'abri des intempéries de façon à réduire les émissions diffuses pouvant survenir en cas de détérioration des accumulateurs stockés en vrac.
    • Dans tous les cas, un stockage prolongé est à proscrire.

Les batteries suivent un traitement approprié dans des centres spécialisées: 

  • le plastique est recyclé pour l'industrie automobile (bas de caisse, batteries);   
  • le plomb refondu  est réutilisé pour les électrodes de nouvelles batteries;   
  • l'électrolyte est neutralisé pour un stockage en centre d'enfouissement technique des déchets dangereux. 

Des installations de traitement permettent de trier les métaux constitutifs des piles en vue de leur valorisation ou de leur élimination.

Le décret n°99-374 du 12 mai 1999 modifié, relatif à la mise sur la marché des piles et accumulateurs et à leur élimination, énonce trois grands principes:                            

  • il interdit l'abandon des piles et accumulateurs usagés ainsi que des appareils auxquels ils sont incorporés ou le rejet dans le milieu naturel de leurs composants liquides ou solides;          
  • tout distributeur, détaillant ou grossiste de piles et d'accumulateurs est tenu de reprendre gratuitement les piles et les accumulateurs usagés, du type de ceux qu'il commercialise, qui lui sont rapportés;    
  • les utilisateurs de piles et d'accumulateurs autres que les ménages sont tenus de collecter ou de faire collecter, de valoriser ou de faire valoriser, d'éliminer ou de faire éliminer leurs piles ou accumulateurs usagés. 

Classification :  rubrique 16-06 (décret n°2002-540 du 18 avril 2002)

La dangerosité d'une pile ou d'une batterie est liée à la présence de l'électrolyte et des métaux constituant les électrodes. Ils peuvent entraîner des risques de brûlure ou d'intoxication pour l'utilisateur et des risques de contamination des milieux en cas de déversement dans l'environnement.
Huiles usagés DIS

Les solutions :

  • Les déposer en déchetterie si elles les accepte. 
  • Faire appel à un ramasseur agrée pour la collecte des huiles usagées dans votre département.  
  • Négocier leur reprise
Les huiles usagées peuvent faire l'objet d'une valorisation matière par régénération. Les huiles usagées noires, fortement dégradées et contaminées, sont de nouveau raffinées, ce qui permet la fabrication d'huiles de base pour la lubrification des moteurs. Avec trois litres d'huile usagée, on obtient deux litres d'huile régénérée. Les huiles claires, aprés un traitement physique simple, sont réemployées pour des applications industrielles. Avec un pouvoir calorifique équivalent à 90% de celui du fuel, les huiles peuvent également être valorisées énergétiquement dans des centres d'incinération de déchets dangereux ou en cimenteries, installations aptes à capter tous les polluants émis lors de leur combustion. Le décret n°79-981 du 21 novembre 1979 modifié relatif à la récupération des huiles usagées impose à leur détenteur de recueillir les huiles provenant de leur installation, de les stocker dans des conditions satisfaisantes,  en évitant notamment leur mélange avec des produits aqueux, et de les remettre à un collecteur agréé. Un arrête en date du 28 janvier 1999 relatifs aux conditions de ramassage des huiles usagées impose à tout ramasseur agéé de procéder gratuitement à l'enlèvement de tout lot supérieur à 600 litres dans un délai de 15 jours suivant l'appel du détenteur. Enfin, la circulaire DPP/SD 11-86 du 11 mars 1986 rappelle que le brûlage des huiles à l'air libre est totalement interdit. Classification : rubrique 20-01-26 (décret n°2002-540 du 18 avril 2002).

Mal stockées et mal élimine, les huiles sont un danger pour l'environnement et les personnes. Un litre d'huile usagée peut couvrir une surface de 1000m2 d'eau et réduire l'oxygénation de la faune et de la flore du milieu. Brûlées dans des installations non conformes, elles rejettent dans l'atmosphère des substances nocives. Pour des températures de combustion trop faibles, il y a formation d'élements toxiques et cancérigènes. Il y a présence d'acide chlorhydrique qui sera dégagé en totalité dans l'atmosphère s'il n'y a pas de neutralisation des fumées.

 

 

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Par Michel VERON - Collectif Photo-Reims
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