Dans le cadre du MIL (Module d'Initiative Local), nous avons été visiter le 30 avril 2008 le Champagne Bliard à Hautvillers, classé en viticulture biologique. Vincent Bliard nous a tout d’abord emmené dans ses vignes. Puis, il nous a détaillé son engagement dans la viticulture biologique et enfin il nous a fait déguster son Champagne.
Vincent Bliard fait parti de la 3ème génération. C’est en 1970 que son arrière grand-père commença à développer la viticulture biologique. A cette époque cette méthode était très peu utilisée, son arrière grand père a décidé de s’orienter sur une nouvelle méthode car il aimait travailler la terre. Vincent Bliard n’a connu que cette viticulture et donc n’a pas eu de difficultés d’adaptation. Il y a deux personnes qui travaillent en permanence et un salarié qui travaille a mi-temps sur le domaine.
L’exploitation compte 4,50 hectares de vignes de tout âge. Toutes ses vignes sont enherbées entre les rangs. Cet enherbement est naturel et maîtrisé à l’aide de certains outils. Il faut avoir une vigne en bonne santé, et pour cela, il apporte en faible quantité des éléments nutritifs. Il réalise un apport de 1 tonne par hectare d’amendement. Il apporte chaque année 4kg de matière organique par hectare.
A l’époque, les vignes étaient labourées, butées en hiver pour lutter contre le froid et débutées au printemps. Aujourd’hui Vincent Bliard, lorsqu’il réalise une plantation, laboure totalement sa plante puis attend 4 ans pour l’enherber. L’herbe est maîtrisée par une tonte régulière et un passage de laboure sous le rang.
Les vignes sont traitées à l’aide de divers produits naturels comme le cuivre, le soufre ou des algues… Il faut bien positionner les traitements, c'est-à-dire au bon moment. Pour l’aider dans sa démarche, il est abonné aux avertissements agricoles (SRPV) qui lui permettent de déterminer les seuils d’intervention. La viticulture biologique demande beaucoup d’observation toute au long de l’année et également d’être attentif à la météo. En 2007, Vincent Bliard a réalisé 8 traitements dont 6 anti-mildiou. Il essaie de traiter avant que la maladie ne soit présente.
Il vend ses raisins au kg, car ça lui permet d’avoir moins de travail en cave et donc de passer plus de temps sur la partie viticole. Le rendement varie chaque année surtout en fonction de la météo. Vincent Bliard désirerait avoir un rendement de 12 000kg/ha pour satisfaire sa clientèle.
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