L'œnotourisme consiste à l’intégration sous un même concept thématique des ressources et services touristiques d’intérêt, existants ou potentiels, dans une zone vitivinicole.
L’œnotourisme recouvre de nombreuses activités de découverte :
Les vins : dégustations, apprentissage de l'œnologie, de l’analyse sensorielle, de la sommellerie
Les métiers et techniques de la vigne et du vin : visite de caves et de chais, visite de vignobles et connaissance des cépages, rencontre des métiers du vin (tonneliers, maîtres de chais, etc.), vendanges
Les patrimoines paysagers : promenades et randonnées dans les vignobles, survols en montgolfière ou en avion
Le patrimoine historique et culturel : visite de musées (musées du tire-bouchon, des étiquettes…), découverte des architectures (châteaux, domaines, chapelles, chais…)… On peut noter que Saint-Emilion est inscrit au patrimoine mondial de l'humanité
Les 4 métiers de la stratégie œnotouristique sont l’audit, le conseil, la mise en œuvre opérationnelle et le suivi d’exploitation.
Historique
Historiquement, en France, la mise en place de routes de vins (en Alsace, puis dans d'autres régions) a été évidemment précurseur des actions locales.
L'étude réalisée par l 'AFIT (Association française de l'ingénierie touristique) en 1999 a fait ressortir l'intérêt des touristes français et étrangers pour le tourisme vitivinicole et marqué le point de départ d'études et de démarches nombreuses pour développer ce type de tourisme.
Selon l' AFIT, un Français sur cinq choisit sa destination de vacances parce qu’elle est vinicole. 40 % des visiteurs étrangers viennent en France « aussi » pour le vin et la gastronomie. 29 % ne viennent que pour le vin et la gastronomie.
La surface du vignoble français est de 850 000 hectares. 5 000 caves accueillent du public, pour un volume moyen de 1 500 personnes par an et par cave.
La « Route des Vins d'Alsace » enregistre environ 1,5 millions de visiteurs par an, de même pour les vignobles de Bourgogne.
Depuis quelques années, les initiatives se multiplient, que ce soient celles des élus, des interprofessions vitivinicoles, des syndicats d'appellation, des communes, des offices de tourisme, des négociants, des vignerons indépendants, des professionnels du tourisme, etc. De plus en plus de sites internet permettent de trouver des lieux de visites, des idées de séjours ou des offres touristiques « packagées ».
Sur le plan de la concurrence internationale, qu'elle soit touristique ou concerne le secteur du vin, l'œnotourisme est une carte importante à jouer pour la France, d'autant que dans le monde les actions de développement de l'œnotourisme se sont multipliées ces dernières années.
Impact de l’œnotourisme
Pour les viticulteurs, les visites au domaine leur permettent de valoriser et de faire connaître directement le fruit de leur travail. De plus, les dégustations engendrent des revenus sur place (1 visiteur sur dix seulement repart sans avoir acheté) et les visiteurs, de retour chez eux, achètent fréquemment « à distance ».
Pour les touristes, une part croissante d’entre eux cherchent à donner à leurs vacances une « plus-value » en termes de culture, de découverte, d’art de vivre, de gastronomie, d’authenticité. Or les vins sont recherchés comme les plus authentiques expressions des terroirs.
Sur le plan de la concurrence internationale, qu'elle soit touristique ou concerne le secteur du vin, l'œnotourisme est une carte importante à jouer pour la France, d'autant que dans le monde les actions de développement de l'œnotourisme se sont multipliées ces dernières années.
Aux marchés export et national s’ajoute une troisième voie de croissance complémentaire : le marché local avec la commercialisation du vin au domaine.
Le tourisme viticole et la vente directe à la propriété forment un canal de distribution à part entière qui s’inscrit dans une perspective de développement durable. Son succès repose sur une organisation d’entreprise volontariste et une politique client cohérente afin d’évoluer d’un œnotourisme de cueillette vers un œnotourisme de conquête et de fidélisation.
La France, à la fois premier pays producteur viticole et première destination touristique au monde, est riche d’un potentiel œnotouristique aussi réaliste que lucratif.
L'oenotourisme en Champagne
Les routes touristiques du Champagne constituent un ensemble de circuits fléchés permettant de découvrir le vignoble champenois et de nombreux points d'intérêts touristiques.
Pour découvrir le Champagne et son terroir, il suffit d'emprunter la Route touristique du Champagne. Entièrement balisée, cette route serpente au milieu des vignes, sur des coteaux découpés où s'accrochent villages champenois, châteaux et églises. Faites une pause chez un vignerons ou dans des maisons de Champagne pour connaître leurs secrets de fabrication.
Ces circuits sont au nombre de quatre :
- Le massif de Saint Thierry et la vallée de l'Ardre : 70 km, au départ de Reims, sortie Tinqueux.
- La côte des blancs et les coteaux sud d'Épernay (coteaux du Sézannais) : 100 km, au départ d'Épernay ou de Villenauxe-la-Grande.
- La montagne de Reims : 70 km, au départ de Reims ou d'Épernay.
- La vallée de la Marne : 90 km, au départ de Château-Thierry suivre la rive gauche de la Marne et une fois arrivé à Epernay, retour par la rive droite.
Les étudiants de BTS Technico-commercial première année et leurs enseignants remmercient chaleureusement pour leur accueil :
- Le Champagne Launois (Mesnil-sur-Oger) : http://www.champagne-launois.fr
- Journée vendange,
- Découverte du musée,
- Repas gastronomique
- Champagne Gobillard (Pierry) : dégustation de grandes cuvées de grandes maisons au Château de Pierry.
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